Depuis 2022, l’Occident a imposé des sanctions commerciales pour freiner la Russie. Et dans les discussions actuelles à propos d’un cessez-le-feu,Vladimir Poutine demande une levée partielle de celles-ci.
Alors, l’embargo fonctionne-t-il vraiment ? 🤔Une étude du CEPII (février 2025) apporte des réponses très claires.
🔁 La Russie a trouvé des alternatives…
Même si l’Europe et les États-Unis ont coupé leurs exportations, la Russie s’est tournée vers d’autres pays comme la Chine, la Turquie ou l’Arménie.
➡️ Résultat : plus d’un tiers des produits visés par les sanctions sont entièrement remplacés, et pour les produits stratégiques (militaires, technologiques),c’est près des trois quarts !
💸 Des fournisseurs devenus plus chers… pour une qualité souvent moindre
Avant les sanctions, la Russie achetait à des pays développés, plus chers mais offrant de la qualité.
Depuis 2022, elle s’est tournée vers des pays jusqu’alors moins chers,comme la Chine ou la Turquie.
➡️ Mais ces nouveaux fournisseurs ont profité du contexte pour augmenter leurs prix.
📈Résultat :
⛔️ Et tout ça pour des produits souvent moins qualitatifs qu’auparavant.
🛑 Et les détours via la Turquie ou l’Arménie ?
Oui, il y a bien des reventes de produits interdits via certains pays(comme la Turquie, l’Arménie ou l’Ouzbékistan).
Mais l’étude montre que ces circuits parallèles ne suffisent pas à expliquer la hausse générale des prix.
👉 Pourquoi ? Parce que dans la majorité des cas — près de deux tiers des produits sanctionnés—, la Russie n’a pas réussi à compenser totalement les anciennes importations occidentales.
💼 Résultat : moins de concurrence, moins d’options…
➡️Les fournisseurs restants ont les mains libres pour augmenter leurs prix,même sur des produits de moindre qualité.
🎯 Conclusion ?
Les sanctions n'ont pas bloqué les importations russes.
Mais elles les ont rendues plus coûteuses, plus compliquées, et souvent moins qualitatives.
🎯Elles ont donc bien atteint un de leurs objectifs : alourdir la facture stratégique de Moscou.