Il y a quelques semaines de cela, je vous avais fait part d'une piste suivie par le gouvernement pour financer les PME de l’armement avec la grosse cagnotte du livret A.
Aujourd’hui, dans une phase accrue de recherche active , le gouvernement se tente à imaginer une autre piste ; à savoir l’assurance vie et ses 2 000 milliards d’épargne. Cette solution présenterait le double avantage de bénéficier d’une manne déjà existante et d’éviter de recourir à l’impôt comme nous l’a promis le président de la République.
Une grosse enveloppe mais constitué de 1 400 milliards € de Fonds € dont on imagine mal la mise à disposition pour le financement des PME françaises du secteur de l’armement compte tenu de sa caractéristique sécuritaire.
Restent donc 600 milliards € investies en unités de compte (U.C.). Mais là aussi l’accès n’est pas si simple que cela du fait de contraintes réglementaires par exemple. Nombre de fonds ne peuvent pas investir dans le secteur de l’armement car ce secteur ne rentre pas dans la politique ESG que ceux-ci poursuivent. Occasion pour notre ministre chargée des Comptes public, Amélie de Montchalin, de nous sortir une perle en regrettant publiquement que les règles de l’investissement responsable empêchent des fonds d’investir dans le secteur de la défense. Et en appelant de ses vœux un assouplissement du cadre afin de supprimer ces exclusions. Il faut se pincer pour le croire !
La piste la plus plausible serait donc de créer des fonds spécifiquement dédié(s) à l’effort de financement du secteur. Reste encore à en définir le cadre juridique mais dans une ambiance positive car les compagnies d’assurance se déclarent plutôt parties prenantes de l’aventure.
A suivre…